05/01/09 - Besançon 1-1 OM
Le terrain était-il jouable ? Peut-on tirer de réels enseignements du match ? Y a-t-il des pistes pour améliorer le rendement offensif ? Allons-nous vers une concurrence accrue en défense ? Ce sont les questions après le match à Besançon auxquelles répondent les Olympiens.
Non. «On a joué un match sur un terrain injouable»expliquait lundi Julien Rodriguez. Sur un terrain gelé et avec une température largement en dessous de zéro, les conditions n’étaient pas vraiment réunies pour la pratique du football. Cela même si avant la partie, la pelouse semblait plus clémente. «Avec l’adrénaline de la préparation, on était d’accord pour jouer. Puis au bout d’un quart d’heure, on aurait du arrêter. Je suis allé voir l’arbitre plusieurs fois suite à des fautes mais il a décidé de continuer» poursuit Rodriguez.
Erik Gerets, pour sa part, a confié avoir demandé à plusieurs reprises le report de la rencontren, juste avant et pendant. «Au bout de 10 minutes, 25 joueurs avaient déjà glissé mais l’arbitre n’a pas partagé mon avis» souligne-t-il ajoutant son incompréhension sur la programmation des 32e de finale de coupe : «Il est ridicule d’organiser un match de Coupe de France le 4 ou le 5 janvier. Il y a d’autres possibilités. Commencer si tôt par un match officiel est un peu dingue.» Fort heureusement, les Olympiens n‘ont pas eu en plus à regretter des blessures graves et une élimination…
Peut-on tirer de réels enseignements
du match à Besançon ?
Pas vraiment. C’est l’avis du
coach qui estime qu’une telle rencontre, de par ses
conditions, ne permet pas une analyse«objective». «C’est difficile à juger d’autant
plus contre une équipe qui évoluait en contre. C’est un match
à oublier. On s’est vite rendu compte que ça s’est joué
dans des circonstances inhabituelles. J’aurais pu avoir un
avis plus objectif si cela avait été sur un autre
terrain» déclare-t-il.
Du côté des joueurs, Julien Rodriguez retient tout de même la
réaction olympienne après le but bisontin : «On a montré des ressources. Même si on s’est fait
peur, on n’a pas lâché et on ne s’est pas démobilisés.
Quand on joue ce type de match, il faut se qualifier et on se fiche
du reste. Il y aura d’autres matches où l’on pourra
faire plus plaisir au public.»
Y a-t-il des pistes pour améliorer le
rendement offensif ?
Oui. L’OM marque très peu depuis plus
d’un mois et la blessure de Mamadou Niang. Le dernier but
dans le jeu date même d’avant la sortie du Sénégalais :
OM-Lille le 23 novembre. Le coach a expliqué que ces difficultés
olympiennes à marquer le confortaient dans son idée
de «de vouloir recruter un joueur efficace
dans les 16 mètres.» Une arrivée qu’il
juge «indispensable». Et le plus tôt
possible, bien entendu.
Le retour de Guy Gnabouyou a par ailleurs amené des promesses à
long terme même si le jeune attaquant n’entre pas dans cette
recherche d’une pointe. «Il a failli
marquer un «goal» mais l’important était qu’il voit que
l’on compte sur lui pour le futur» a remarqué
l’entraîneur olympien à son sujet. Enfin, le retour de Niang
est annoncé pour début février ce qui a tendance à rassurer le
technicien olympien : «C’est un
joueur qui est vite en forme et ça ira vite dès qu’il
reprendra l’entraînement (fin janvier).»
Vers une concurrence accrue en
défense ?
Oui. Hilton ayant été autorisé à rentrer plus
tard du Brésil, Julien Rodriguez faisait son grand retour dimanche
à Besançon. Dans un match à la configuration épineuse, le Biterrois
a montré de bonnes choses. Erik Gerets a jugé son
match «convenable et rassurant».
Va-t-il pour autant menacer la charnière Hilton-Zubar dans les
prochaines semaines ? «Les deux savent
qu’il va y avoir une concurrence supplémentaire à prendre
très au sérieux» annonce le coach.
Pour sa part, Rodriguez se dit prêt à évoluer avec l’un
des deux sans préférences : «Je
m’adapte. J’ai joué avec beaucoup de défenseurs
centraux dans ma carrière et je me suis toujours adapté pour
trouver de la complémentarité.»
































